GARDER LE CAP, GARDER L’ESPOIR

Alors que l’actualité maintient le monde depuis le printemps dans le mouvement insaisissable de flux et de reflux du covid, très peu d’informations nous parviennent des grands médias sur la situation en Afrique.

C’est à la fois habituel et sans doute, bon signe.

Les nouvelles qui nous arrivent du Burkina-Faso par nos amis sont effectivement plutôt rassurantes.

En avril, le confinement qui a immobilisé le pays et fermé les écoles de Diébougou et Kari, conjugué à ce que les experts appellent les données métaboliques propres à l’Afrique – jeunesse de la population et absence d’obésité – ce confinement a porté ses fruits.

Notre ami Amadou Bakouan, pour enrayer le risque que fait courir le confinement sur l’assiduité, les parents trouvant là une raison supplémentaire de garder leurs enfants aux champs, a avancé une idée : fournir à chaque élève de CM2 de Kari, un savon pour combattre le virus et un livret d’annales pour préparer l’examen de fin d’études primaires. L’opération lancée sur un site collaboratif a remporté un plein succès en dépassant les 700 euros de dons. Mais la reprise en septembre a été difficile…

Dans les écoles de Diébougou, le confinement a épargné les entreprises de travaux publics et le Père Jean-Boniface Somda, directeur diocésain de l’Enseignement catholique, nous a transmis les photos du collège flambant neuf de Dano, fruit de l’opération « Un euro, un collège » de l’année dernière. Il nous a aussi informé de la construction des latrines à l’Agrithèque et dans l’école de Pharyago, demande qu’avait formulée l’équipe enseignante à notre passage en février 2019, comme une priorité absolue et un moyen d’assurer, là encore, l’assiduité des élèves, en particulier des filles.

Autre nouvelle récente et positive : l’année scolaire ne sera pas une année blanche ! 

De notre côté, le confinement a, bien entendu, interrompu toutes les actions dans les établissements de notre réseau mais… pas la campagne de parrainage des presque deux cents élèves. Le tout récent retour au « Faso », au pays, de nos amis Dieudonné Hien et Dominique-Savio Meda, chargés l’un et l’autre de fonder une nouvelle paroisse en brousse après des années d’expatriation à Monaco et en Ardèche nous apportera à coup sur, rapidement de quoi vous en dire plus, y compris sur la situation sécuritaire que la crise du covid ne doit pas faire oublier. Comme dans une bonne partie de l’Afrique de l’Ouest, cette situation reste fort préoccupante au Burkina Faso. Pour l’instant, la région de Diebougou a été épargnée mais, de toute évidence, l’équilibre n’est pas plus assuré au Burkina-Faso qu’en France.

Malgré toutes ces difficultés, gardons le cap de notre engagement ! Merci à tous ! 

 

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