2007 : DÉVELOPPEMENT DURABLE

Comment penser développement durable lorsque le développement lui-même n’est pas assuré ? Comment combiner l’accroissement de la production agricole et la lutte contre le déboisement ?
Ces questions sont cette année au cœur des projets soutenus.
Encouragée par le formidable travail de la Ferme-école de Tompéna, aidée ces deux dernières années à hauteur de 25000 euros, l’ASPA garde sa priorité au développement rural.

Au Sud-Ouest du Burkina-Faso, la terre est encore une ressource disponible. Mais elle est aussi une ressource fragile. Comme dans beaucoup d’autres pays de l’Afrique sahélienne, une course poursuite est engagée entre la pression démographique et la mise en valeur de la terre.

En effet, relever le défi de nourrir une population qui s’accroît fortement exige la mise en cultures de nouvelles terres et la formation des générations futures de paysans. Or, qui dit « mise en culture » dit aussi déboisement ! Comment rompre ce cercle vicieux et rendre durable le développement agricole ?

Les deux projets de cette année arrivent à concilier les exigences économique et écologique.

– La Ferme-école de Tompéna entre dans sa 3ème phase : les structures sont sorties de terre et commencent à produire, l’eau est disponible grâce à un forage. Reste à faire de la ferme…une école, pour 15 jeunes par an qui seront formés à une agriculture moderne, rentable et durable ! Nous renouvelons notre soutien au Père Lazare Somé.

– L’autre projet entend financer la plantation de 20 hectares d’anacardiers dans le village de Wan à 35 km de Diébougou. Il permettra de reboiser et de produire en même temps, en replantant une essence productive, l’anacardier, dont nos sociétés consomment les noix de cajou !
En plus du double impact écologique, reboiser et encourager le choix par les paysans plutôt que du sorgho qui a besoin d’eau d’une culture qui en exige moins, le projet créera de l’emploi pour la population locale. L’anacardier sans remplacer les cultures vivrières permettra aussi de diversifier les cultures commerciales à un moment où les paysans souffrent des fluctuations du cours mondial du coton. La perspective à long terme de la transformation sur place de la noix de cajou et de l’extension de l’expérience à d’autres zones proches (Batié, Ouessa, Kampti) sont deux arguments supplémentaires qui plaident en faveur de ce projet, présenté à la demande de Mgr Der Raphaël Dabiré, nouvel évêque de Diébougou, par le Père Francis Dabiré

Dans une optique de développement global, l’A.S.P.A. poursuit aussi son travail en faveur de l’éducation primaire et secondaire par trois propositions de parrainages.
Le projet 2003 de « Parrainage scolaire des filles de Diébougou », qui aide aujourd’hui près de 70 élèves dans 5 écoles de l’Enseignement catholique reste toujours actif. Le coût du parrainage annuel est de 30 euros par enfant.
Un autre projet de soutien scolaire est engagé en collaboration avec M.Amadou Bakouan, dont nous connaissons depuis longtemps le travail et le sérieux en tant que directeur d’école primaire publique à Djindjerma, près de Koti. Ce projet permettra à certains de ses anciens élèves, enfants doués issus de familles sans ressources de ce village, de poursuivre leurs études au Collège en ville. Le coût de ce parrainage complet (hébergement, fournitures, frais de scolarité) est de 106 euros annuels par enfant.
Enfin, la Ferme-école recherche des parrains et marraines pour ces élèves-fermiers. Le coût de la formation et de l’hébergement complet s’élève à 150 euros annuels.

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