MATIN DE TOMPÉNA

Pendant plusieurs années, l’ASPA a soutenu la création et le développement de la ferme-école de Tompéna, en pays Lobi, dans le secteur de Loropéni. Dans le domaine agricole, l’inertie des habitudes est une cause de disette. L’usage de la daba comme l’utilisation extensive des terres sont des archaïsmes que la formation peut permettre de dépasser. Il ne s’agit pas d’introduire le modèle occidental inadapté mais bien de former aux techniques d’une agriculture moderne, rentable et durable : la culture attelée et le semis en sillon; le recours à l’irrigation; le croisement des espèces animales; la production fruitière et maraîchère.
On trouvera  ici le début du documentaire réalisé lors de notre voyage de 2010. Son but, au moment du tournage, était de rendre compte d’une entreprise exemplaire de formation, pour le  développement d’une agriculture durable dans une région exposée aux risques de l’appauvrissement des sols et de l’immigration des populations locales.

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2007 : L’ASPA FAIT SON CINÉMA

Dano reste le point d’attache d’où le groupe de 12 personnes rayonne vers Diébougou, Fafo et Tompena. Partout nous retrouvons nos partenaires et évaluons le travail accompli.
Une longue rencontre à la direction diocésaine de Diébougou avec l’abbé Ignace Hien, directeur diocésain et son adjoint, l’abbé Alain Somda, qui l’a remplacé depuis et dont nous faisons à l’occasion la connaissance pose les problèmes : ceux de l’enseignement catholique confronté à la fuite des instituteurs, au déséquilibre financier des écoles, mais aussi ceux de la communication entre nous. Nous nous redisons notre volonté de travailler ensemble et posons les fondements d’une collaboration renouvelée.
Une journée formidable nous dévoile la Ferme-école de Tompena en pleine brousse, deux ans après notre engagement dans le projet. Nous constatons que les unités de production sont déjà opérationnelles. L’abbé Lazare Somé nous expose comment tout le développement des structures est pensé et planifié.
Accueillis par l’abbé Théotime Meda à Fafo, nous participons symboliquement au travail de construction de la salle polyvalente du village financée par notre projet 2004 / 2005.
Notre séjour s’achève par le Dispensaire-Trottoir de Bobo-Dioulasso.
Un film de 53 minutes intitulé « Rendez-vous à Sarepta » monté par Alain Deloffre garde la mémoire de ce séjour. Il est disponible au prix de 6 euros sur demande.

2005 : AU PAYS DU IOBA

L’association bénéficiant à nouveau de l’aide précieuse du Conseil Régional repart avec un groupe de 20 personnes dont 14 lycéens de Stanislas Cannes et Nice.

Accueillis cinq jours à Dano par Augustin Meda et l’équipe pastorale, nous trouvons le temps d’approcher et de suivre la vie quotidienne de la population. Les visites à Diébougou, à Fafo, au lycée public du Ioba et au Petit Séminaire St Tarsicius permettent à chacun d’appréhender la réalité complexe du sous-développement et de la mise en œuvre des projets de développement eux-mêmes.

Les deux derniers jours et demi au Dispensaire-Trottoir à Bobo-Dioulasso suffisent à peine à découvrir la ville et les activités du centre. Ils confirment à nos yeux l’extraordinaire travail auprès des enfants des rues par toute une équipe de bénévoles derrière Saly Hema et Fatima Lakhal.

2001 : PREMIER GRAND BAIN

L’association organise, après sa participation à un premier voyage diocésain en février 1999, un second voyage qui réunit 17 personnes. Le directeur diocésain et des enseignants y prennent part comme en 1999 mais, pour la première fois, l’éventail des participants s’élargit aux maîtres des écoles, aux parents d’élèves, aux élèves de lycée et anciens élèves.

Trois jours à Diébougou permettent de sentir tout le travail de l’Enseignement Catholique effectué en deux ans avec le soutien actif des communautés paroissiales.

Trois jours à Dano mettent pour la première fois en contact des élèves et des enseignants des deux continents ; une matinée au Lycée Provincial du Ioba a suffi à tisser des liens entre tous par des cours en commun, des échanges sur le travail, les programmes, les réussites et les difficultés pédagogiques…

Trois jours à Bobo-Dioulasso nous font découvrir le Dispensaire-Trottoir où Sally Hema et son équipe de bénévoles accueillent, alphabétisent, nourrissent, divertissent, soignent, forment à la couture ou au travail du bois, plus de deux cents enfants par jour. Cette visite permet aux élèves présents d’avoir sous les yeux la matérialisation de leurs efforts, un des deux poulaillers ayant été financé par un de leurs spectacles.