2009 : EAU ET ÉLECTRICITÉ À TOMPÉNA

La ferme-école achève sa première année de formation sur un bilan positif : 19 élèves fermiers sont prêts à s’établir ou à apporter leurs compétences nouvelles dans des fermes modernes. La production animale a atteint 100 porcs, 30 vaches dont les premières laitières issues de croisement génétique. Les poules seront bientôt au nombre de 1000, ce qui reste insuffisant pour répondre à la demande locale en œufs ! La Ferme-école vise raisonnablement l’auto-financement dans trois ans. Elle ne pourra l’atteindre qu’en développant encore sa capacité à produire, à transformer et ainsi valoriser sa production. Elle peut et souhaite encore s’agrandir ! Elle a besoin d’un réfectoire, d’une porcherie supplémentaire mais les problèmes qui se posent aujourd’hui touchent à l’accès à l’eau et à l’absence d’électricité. Un puits de faible profondeur ne suffit pas à ses besoins. L’A.S.P.A. pourrait compléter l’action de l’ONG « Hydrauliques sans frontières » qui s’apprête à réaliser une nouvelle étude géophysique en finançant le forage.

Pour l’électricité, un groupe électrogène ou mieux des panneaux solaires permettraient à la fois de poursuivre l’étude après 17 heures, de brancher un réfrigérateur pour la vie quotidienne et les produits vétérinaires. A moyen terme, une source continue d’électricité aiderait la Ferme-école à passer à l’étape de transformation et de commercialisation à l’échelle locale de ses productions de lait et de viande de porc. La plus-value rendrait possible l’auto-financement.

Le coût évalué d’un tel équipement s’élève à 10000 euros. L’ASPA soutient ce projet de développement durable et rentable qui participe par la production alimentaire et la formation, au développement intégral de l’homme.

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2012 : ZONE MARAÎCHÈRE À NAVIELGANE

Dans la région du Sud-Ouest du Burkina-Faso où l’ASPA intervient depuis 1999, la terre reste la plus grande chance de développement.
De plus en plus convoitée en raison de la pression démographique, elle reste disponible. Elle est fertile et productive grâce à de nombreuses retenues d’eau qui, en permettant les cultures de contre-saison, pendant la saison sèche, d’octobre à mai, atténuent la dépendance agricole vis-à-vis d’une pluviométrie capricieuse.

Comment peut-on définir et lutter contre l’insécurité alimentaire ?

Le film « Soudure », tourné sur place en février 2012 par Alain Deloffre, présenté sur notre site, apporte des éléments de réflexion et de réponse à la question. L’insécurité alimentaire traduit cette faim invisible, cachée au creux des estomacs, qui dure une grande partie de l’année, en attente de la récolte suivante.
Pour la combattre, l’aide alimentaire d’urgence est parfois nécessaire comme durant l’été 2012 mais le développement rural reste la clef. Il suppose une transformation en profondeur des habitudes culturales par la formation technique, la motorisation de l’équipement, l’engraissement des sols. Il participe aussi à la promotion de l’activité des femmes.

L’ASPA retrouve le terrain du développement agricole après le financement de la ferme-école de Tompéna et de la banque de céréales de Dano. En réponse à ses partenaires, elle s’engage à soutenir deux projets de jardins maraîchers.

A Djindjerma, village de brousse, où elle soutient depuis 2009 la cantine de l’école primaire et parraine onze élèves qui en sont issus et poursuivent aujourd’hui leurs études secondaires, l’ASPA répond à la demande d’Amadou Bakouan, son ami directeur de l’école, et de la communauté villageoise. En finançant un projet de jardins villageois, l’association permettra ainsi au village de prendre lui-même en charge, à terme, la cantine scolaire. Ces jardins existent déjà mais ils doivent encore être enclos pour protéger les cultures et leur production doit être développée. A Djindjerma, l’alimentation des enfants, pourtant fils et filles de cultivateurs n’est suffisante que d’octobre à décembre. Le coût du projet est évalué à 800 euros.

A Navielgane, la situation est différente. Le village dispose d’un trésor à ciel ouvert : l’immense retenue d’eau de Bapla. Le groupement « Koun Zaor Yel » créé en 2001, composé pour un tiers de femmes, présente un projet d’aménagement à l’aval du barrage, d’un site maraîcher clôturé de deux hectares, planté de cultures de contre- saison.
Il s’agit là de promouvoir une agriculture vivrière moderne et durable.
La création de fosses fumières assurera l’enrichissement des sols et permettra un traitement des déchets ménagers contribuant à l’amélioration générale du niveau sanitaire de la population. Les producteurs seront équipés de moto pompe et de matériel agricole de base et formés aux techniques nouvelles.
Le coût du projet, évalué à 8200 euros, a eu pour référent juridique Mgr Der Raphaël Dabiré, évêque de Diébougou.