PARRAINAGES SCOLAIRES 2017

Pourquoi vous proposer un parrainage scolaire ?

Depuis le lancement en 2003 de notre premier programme de parrainage, la situation scolaire s’est beaucoup améliorée dans la région de Diébougou. Néanmoins, en raison de son caractère rural, le taux de scolarisation reste inférieur au chiffre national de 75%, comme est inférieure la scolarisation des filles comparée à celle des garçons.

Pourquoi s’engager dans un parrainage ?

Le parrainage est un moyen simple de poursuivre l’effort entrepris par le pays dans le sens des 17 Objectifs de développement durable, affirmés fin 2015 par l’ONU. Faciliter l’accès des jeunes enfants et particulièrement des jeunes filles à l’éducation, c’est aussi participer à l’égalité des sexes par la promotion de la femme.

Comment s’engager dans le parrainage ?

Le coût annuel du parrainage s’élève à 30 euros par enfant. Le parrainage n’a de sens que dans la durée. Le primaire au Burkina-Faso dure le plus souvent six ans en raison de l’existence de deux années de CP (sauf dans les écoles en langue locale). Mais des élèves de tout niveau du primaire étant à parrainer, vous avez le choix de l’engagement !

En cas d’abandon de la scolarité, vous en serez informés.

L’A.S.P.A. assure le relais avec l’Enseignement catholique de Diébougou.

À la réception de votre formulaire d’engagement (CLIQUEZ ICI : formulaire-parrainage-2016-2017, Élisabeth Janin, notre responsable des parrainages, vous adressera la fiche d’identité de votre filleul(e).

Élisabeth Janin, responsable des parrainages, et Frédéric Bernardeau, président de l’ASPA.

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AGRANDIR LE COLLÈGE DE KOKOLIBOU

La région Sud-Ouest du Burkina-Faso d’une population supérieure à 600000 habitants, est, malgré son potentiel économique, la quatrième région la plus pauvre du pays.

Elle compte près de 500 écoles pour plus de 1500 classes, accueillant  en primaire plus de 75 000 élèves à raison de 50 élèves par enseignant en moyenne.

Le primaire a bénéficié ces quinze dernières années d’importants investissements doublant le taux de scolarisation, supérieur  aujourd’hui à 75%, taux toujours légèrement inférieur pour les filles.

Dans le secondaire, une quarantaine d’établissements dont huit sont  privés, scolarisent plus de 15 000 élèves dont un tiers de filles. Le taux de scolarisation approche les 30% pour le collège et à peine 10% pour le Lycée.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : passé le primaire, de nombreux enfants ne parviennent pas à poursuivre leurs études. En effet, accéder au collège relève du parcours de combattant.

La pauvreté des parents est une explication. Il faut y associer l’insuffisance des structures à proximité des écoles primaires, qui oblige les enfants à quitter leurs parents pour poursuivre au collège.

Dans l’établissement secondaire d’accueil, l’enfant devra s’en remettre à la solidarité et à la générosité des autres membres de la famille. L’enfant se trouve exposé aux pires formes de traite des personnes et cette vulnérabilité lui impose souvent d’abandonner ses études. Le recours aux services de « filles de bar », de « bonnes », de « garçons de course » dans les principaux centres urbains est le spectacle offert par la plupart des enfants contraints à l’abandon des études.

C’est dans ce contexte que l’ASPA s’engage cette année à PARTICIPER AU DÉVELOPPEMENT DU COLLÈGE PUBLIC DE KOKOLIBOU.

Kokolibou, un des vingt-trois villages de la commune rurale de Dissin (province du Ioba) compte un peu plus de 1000 habitants. L’activité du village est agricole mais compte-tenu d’une densité de population supérieure à 300, les terres sont insuffisantes et la population migre de façon saisonnière ou définitive.

Le village dispose depuis 1953 d’une école primaire en banco. Fermée pendant vingt-cinq ans, elle a rouvert ses portes en 1984 sous la pression de la population qui a réussi à la financer. L’établissement secondaire le plus proche du village est situé à huit kilomètres et connait un effectif pléthorique.

Pour faire face au besoin crucial d’éducation et, plus largement, pour freiner les mouvements migratoires incontrôlés des jeunes, l’Association des Anciens Elèves de Kokolibou a élaboré et partiellement mis en œuvre un projet de collège d’enseignement général dans le village sur un site de dix hectares, propriété communale. L’Etat a assuré le recrutement d’enseignants et les élèves sans distinction, y sont maintenant accueillis du CM2 à la 5ème.

Que reste-t-il à pour pérenniser le projet?

Entre autres besoins, l’ASPA a relevé un bâtiment de trois autres salles de classe, des latrines pour les élèves et leurs enseignants, un forage pour accéder à l’eau et un plateau omnisports. L’association s’engage à hauteur de 8500 euros.

2005 : TOMPÉNA PREMIERS PAS

Burkina 263

L’agriculture au Burkina-Faso reste la clef de l’équilibre alimentaire et une des voies possibles du développement. Si le monde rural n’est jamais à l’abri, comme dans toute zone tropicale, d’une mauvaise saison des pluies ou d’une invasion de criquets, le critère principal d’instabilité semble venir des paysans eux-mêmes.

Le Père Lazare Somé, notre partenaire dans ce projet, pointe du doigt l’immobilisme des méthodes culturales dans cette agriculture de subsistance et ses conséquences humaines : la démobilisation des jeunes et leur exode vers les bidonvilles de Ouagadougou ou Bobo-Dioulasso. Le projet de ferme-école qu’il a nourri de sa formation agronomique, entend dépasser cette contrainte mentale et sociale.

Coordonné par l’Ocadès ( Caritas ) de Diébougou, le projet est ambitieux : il s’étale, par tranches, sur cinq ans et nécessite un investissement total de 150.000 euros, l’ASPA s’engageant parmi d’autres associations à y participer à hauteur des moyens réunis.

Sa finalité avouée : moderniser l’agriculture locale pour attacher les jeunes à la terre. Moderniser en diversifiant les activités ( céréaliculture, fruitiers, maraîchage…), en recourant aux techniques modernes ( irrigation ), en développant un élevage d’espèces sélectionnées ( poules pondeuses, poulets, porcs, bœufs ). Cette modernisation garantit des bénéfices et permet ainsi à ces jeunes de participer dans leur village à la vie moderne que leur font miroiter les grandes villes.

Il s’agit en un mot de rentabiliser l’agriculture. « La meilleure agriculture est celle qui enrichit le cultivateur » affirme le Père Lazare.

Que serait la ferme école ?
Un institut agricole assurant la formation de jeunes et facilitant leur installation !
Ouvert à des garçons alphabétisés mais trop âgés pour espérer suivre un collège, il proposera un an de formation gratuite en internat, alliant théorie, technique et expérimentation agricoles.

Les fruits de la ferme elle-même, vendus sur les marchés locaux permettraient à la fois d’assurer un pécule à chaque élève désireux de s’installer et l’équilibre financier de la communauté pastorale de Diébougou.

2006 : TOMPÉNA, LA SUITE DANS LES IDÉES

Notre soutien à la ferme école de Tompéna se confirme.L’agriculture au Burkina-Faso reste la clef de l’équilibre alimentaire et une des voies possibles du développement. Si le monde rural n’est jamais à l’abri, comme dans toute zone tropicale, d’une mauvaise saison des pluies ou d’une invasion de criquets, le critère principal d’instabilité semble venir des paysans eux-mêmes.

Le Père Lazare Somé, notre partenaire dans ce projet, pointe du doigt l’immobilisme des méthodes culturales dans cette agriculture de subsistance et ses conséquences humaines : la démobilisation des jeunes et leur exode vers les bidonvilles de Ouagadougou ou Bobo-Dioulasso. Le projet de ferme-école qu’il a nourri de sa formation agronomique, entend dépasser cette contrainte mentale et sociale.

Coordonné par l’Ocadès de Diébougou, le projet est ambitieux : il s’étale, par tranches, sur cinq ans et nécessite un investissement total de 150.000 euros, l’ASPA s’engageant parmi d’autres associations à y participer à hauteur des moyens réunis.

Sa finalité avouée : moderniser l’agriculture locale pour attacher les jeunes à la terre. Moderniser en diversifiant les activités (céréaliculture, plantation d’arbres fruitiers, maraîchage…), en recourant aux techniques modernes (irrigation), en développant un élevage d’espèces sélectionnées (poules pondeuses, poulets, porcs, bœufs). Cette modernisation garantit des bénéfices et permet ainsi à ces jeunes de participer dans leur village à la vie moderne que leur font miroiter les grandes villes.

Il s’agit en un mot de rentabiliser l’agriculture. « La meilleure agriculture est celle qui enrichit le cultivateur » affirme le Père Lazare.

Que sera la ferme école, un fois les premières activités consolidées ?
Un institut agricole assurant la formation de jeunes et facilitant leur installation !
Ouvert à des garçons alphabétisés mais trop âgés pour espérer suivre un collège, il proposera un an de formation gratuite en internat, alliant théorie, technique et expérimentation agricoles.

Les fruits de la ferme elle-même, vendus sur les marchés locaux permettront à la fois d’assurer un pécule à chaque élève désireux de s’installer et l’équilibre financier de la communauté pastorale de Diébougou.

En juin 2005, l’A.S.P.A. a remis au Père Lazare un chèque de 10 000 euros.

2007 : DÉVELOPPEMENT DURABLE

Comment penser développement durable lorsque le développement lui-même n’est pas assuré ? Comment combiner l’accroissement de la production agricole et la lutte contre le déboisement ?
Ces questions sont cette année au cœur des projets soutenus.
Encouragée par le formidable travail de la Ferme-école de Tompéna, aidée ces deux dernières années à hauteur de 25000 euros, l’ASPA garde sa priorité au développement rural.

Au Sud-Ouest du Burkina-Faso, la terre est encore une ressource disponible. Mais elle est aussi une ressource fragile. Comme dans beaucoup d’autres pays de l’Afrique sahélienne, une course poursuite est engagée entre la pression démographique et la mise en valeur de la terre.

En effet, relever le défi de nourrir une population qui s’accroît fortement exige la mise en cultures de nouvelles terres et la formation des générations futures de paysans. Or, qui dit « mise en culture » dit aussi déboisement ! Comment rompre ce cercle vicieux et rendre durable le développement agricole ?

Les deux projets de cette année arrivent à concilier les exigences économique et écologique.

– La Ferme-école de Tompéna entre dans sa 3ème phase : les structures sont sorties de terre et commencent à produire, l’eau est disponible grâce à un forage. Reste à faire de la ferme…une école, pour 15 jeunes par an qui seront formés à une agriculture moderne, rentable et durable ! Nous renouvelons notre soutien au Père Lazare Somé.

– L’autre projet entend financer la plantation de 20 hectares d’anacardiers dans le village de Wan à 35 km de Diébougou. Il permettra de reboiser et de produire en même temps, en replantant une essence productive, l’anacardier, dont nos sociétés consomment les noix de cajou !
En plus du double impact écologique, reboiser et encourager le choix par les paysans plutôt que du sorgho qui a besoin d’eau d’une culture qui en exige moins, le projet créera de l’emploi pour la population locale. L’anacardier sans remplacer les cultures vivrières permettra aussi de diversifier les cultures commerciales à un moment où les paysans souffrent des fluctuations du cours mondial du coton. La perspective à long terme de la transformation sur place de la noix de cajou et de l’extension de l’expérience à d’autres zones proches (Batié, Ouessa, Kampti) sont deux arguments supplémentaires qui plaident en faveur de ce projet, présenté à la demande de Mgr Der Raphaël Dabiré, nouvel évêque de Diébougou, par le Père Francis Dabiré

Dans une optique de développement global, l’A.S.P.A. poursuit aussi son travail en faveur de l’éducation primaire et secondaire par trois propositions de parrainages.
Le projet 2003 de « Parrainage scolaire des filles de Diébougou », qui aide aujourd’hui près de 70 élèves dans 5 écoles de l’Enseignement catholique reste toujours actif. Le coût du parrainage annuel est de 30 euros par enfant.
Un autre projet de soutien scolaire est engagé en collaboration avec M.Amadou Bakouan, dont nous connaissons depuis longtemps le travail et le sérieux en tant que directeur d’école primaire publique à Djindjerma, près de Koti. Ce projet permettra à certains de ses anciens élèves, enfants doués issus de familles sans ressources de ce village, de poursuivre leurs études au Collège en ville. Le coût de ce parrainage complet (hébergement, fournitures, frais de scolarité) est de 106 euros annuels par enfant.
Enfin, la Ferme-école recherche des parrains et marraines pour ces élèves-fermiers. Le coût de la formation et de l’hébergement complet s’élève à 150 euros annuels.