2014 : LETTRE 4

Somda Parfait-2

En ce premier trimestre, je vous informe que la rentrée du mois d’octobre s’est faite doucement et, encore au milieu du mois, les parents continuaient de venir pour les inscriptions et réinscriptions des enfants.
Par ailleurs, les écoles ont été fermées une semaine début Novembre suite aux tensions dans le pays.
À l’heure actuelle, je vous transmets les effectifs pour les 7 écoles que nous couvrons pour les parrainages.

Nombre d’écoles :7

Nombre de classes : 37

Nombre d’élèves : 1653 / Garçons : 843 / Filles : 810

Nombre d’enseignants – hommes  : 20 / Femmes : 24 / Total : 44

Libiélé et Dissin : C’est la bonne surprise de la rentrée,  à Libiélé plus de 50 enfants ont été inscrits alors que seulement 30 étaient attendus ! Le directeur diocésain, Éric Hien, a finalement décidé de se limiter à ce nombre de 50 pour des questions d’équipement et d’encadrement.
Du côté de Dissin, le 19 septembre dernier, une rencontre extraordinaire s’est tenue pour préparer le jubilé de 75 ans de l’école ; l’ouverture a eu lieu le dimanche 9 novembre précédée de la rencontre-formation de tous les enseignants à Diébougou les 7 et 8 novembre.

EBOLA  : NOUVEAU DÉFI POUR L’AFRIQUE

S’il y a un point sur lequel tout le monde s’accorde, c’est que l’Afrique sub-saharienne n’avait vraiment pas besoin de ça !
Les reportages se multiplient dans les médias sur ce fléau que personne ne cerne vraiment quant à son mode de propagation, à la durée de l’épidémie et à la projection du nombre des décès à moyen terme. Certains sont effrayants, d’autres un peu moins, mais toujours extrêmement préoccupants.
Il semble irresponsable d’en faire état ici tant le facteur « panique » est à proscrire et la marge d’erreur importante.
Il n’en demeure pas moins qu’un certain nombre de grandes lignes de force se dessinent :
– Le fait qu’il n’existe pour l’instant aucun traitement ni vaccin spécifiques conduit à une morbidité d’environ 70% des cas avérés.
– Ce phénomène est aggravé par les conséquences des guerres civiles qui ont ravagé le Libéria et la Sierra Leone, à savoir : l’effondrement des infrastructures sanitaires, l’insécurité et la précarité. Cette situation nuit gravement à l’isolement des malades qui est une condition sine qua non à la régression de l’épidémie.
– Au plan macroéconomique, les perspectives de croissance ont été revues à la baisse pour 2014 et 2015 : la Banque Mondiale estime le recul du PIB de la Guinée à 2.1%, celui de la Sierra Leone à 3.3% et celui du Libéria à 3.4%.
– Les activités économiques de ces trois pays sont réduites à leur plus simple expression, entraînant des pénuries alimentaires graves qui menacent elles aussi la vie des habitants « sains ».
Face à cette calamité, les autorités burkinabè ont fait le choix judicieux de prendre les précautions sanitaires qui s’imposent, en annulant ou en repoussant un certain nombre d’évènements qui devaient se dérouler au Pays des Hommes Intègres : SIAO, SITHO, Tour du Faso, Sommet de l’UA sur « Emploi, l’éradication de la pauvreté sur le développement inclusif »… Même la tenue du FESPACO prévu pour le début 2015 n’est pour l’instant pas confirmée.
Et pourtant, aucun cas n’a jusqu’à présent été répertorié au Burkina et ce pays n’a pas de frontière avec les trois Etats actuellement touchés.
Gageons que cette politique de sagesse aura l’effet escompté et que le Burkina sortira indemne de cette situation sanitaire régionale critique.

Source : site du consulat du Burkina Faso

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