2012 : LETTRE 1

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Décembre 2012

Je vous adresse avec plaisir la première lettre trimestrielle de l’année scolaire ! Nous profitons de la trêve hivernale pour vous faire connaître tout ce qui s’est passé depuis septembre dernier autour des enfants et de notre association.
La rentrée s’est faite le lundi 24 septembre.
Les effectifs dans les écoles de brousse restent faibles en raison de la pauvreté des villageois. Par contre, dans les bourgs, le nombre d’enfants dans les classes ne cesse de s’accroître.
L’ouverture d’une nouvelle école dans la paroisse de Libiélé à quelques kilomètres de Dano permet de poursuivre l’expérience toute récente de l’enseignement bi-lingue. Habituellement, l’enseignement du français se faisait avant d’aborder les matières de base. A Libiélé, aujourd’hui, l’enseignement du français a lieu en parallèle avec celui des autres matières dans leur langue maternelle, le dagara.
Les directeurs des écoles concernées par les parrainages se sont réunis le 4 octobre afin de faire le point. Ils sont vraiment satisfaits des résultats positifs de la campagne « parrainage » menée avant l’été et espèrent que tous les enfants auront des parrains le plus rapidement possible !
En plein coeur de la saison sèche, nous avons demandé à nos partenaires ce qu’il en était cette année de la production céréalière. Elle n’a malheureusement pas été très bonne à cause de l’abondance des pluies qui ont inondé les champs et pourri sur pieds certaines récoltes ! Ce qui n’est pas bon signe pour la suite.
L’association dans son film « Soudure » dont un extrait est disponible sur le site a défini le mécanisme de l’insécurité alimentaire. Bien qu’attachée au développement, elle a consacré l’été dernier dans l’urgence 600 euros à l’achat de grain pour le village de Djinjerma.
Dans la lettre de décembre du consulat du Burkina Faso à Nice, nous apprenions avec surprise que le pays s’est hissé au 4ème rang des pays africains pour la production d’or !
Le consul y voit un moyen de développement et d’enrichissement pour la population notamment par la création d’emplois.
Mais cette « ruée vers l’or » se fait parfois au détriment des populations locales et du patrimoine séculaire. L’Etat attribue des terres à des multinationales et tente par ailleurs de lutter contre la « fièvre de l’or » qui s’est emparée de populations désoeuvrées, attirées par la promesse d’un profit rapide dans la région du Sud-Ouest.
Les autorités mènent des campagnes de sensibilisation pour combattre l’impact négatif de l’exploitation de l’or. Car cette « fièvre » porte en elle, outre les conséquences environnementales liées à la pollution des terres sur les sites aurifères et à la déforestation, des effets sociaux : elle est source d’instabilité et encourage le sida, la prostitution, la violence.
Ce que nous craignons pour notre part de cette « ruée vers l’or », c’est qu’elle ne détourne les enfants de l’école surtout quand les parents trop pauvres ne peuvent pas toujours honorer les frais de scolarité…
Voilà pourquoi, aujourd’hui plus que jamais, nous fondons notre espoir sur le parrainage scolaire.
Image issue du magazine de télévision Sept à Huit sur TF1 qui en a fait un reportage.
Le projet de l’année 2011-2012 présenté par le groupement « Diébougou, ville propre » nous aura permis de doter dix écoles de Diébougou de latrines et nous en sommes très heureux.
A l’heure qu’il est, les chantiers doivent avoir commencé dans chaque école où les parents d’élèves avaient déjà déposé leur contribution sous la forme de gravier et de briques de latérite !
Cette année, nous avons été sollicités par le groupement « Koun Zaor Yel », afin de les aider à développer une vaste zone maraîchère de deux hectares à Navielgane en contrebas du barrage de Bapla. Il s’agit d’y promouvoir une agriculture vivrière moderne et durable.
Encore une fois, nous compterons sur les diverses manifestations menées dans les établissements scolaires par les membres de notre association pour parvenir à aider notre association partenaire dans son projet de développement rural à taille humaine !

« Aw ni Lonbé, Aw ni san koura »
Merci pour votre soutien et bonne année 2013 !

Sandy Gaudino
Responsable des parrainages de l’ASPA

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