DE L’ÉCOLE AU COLLÈGE, DU COLLÈGE AU LYCÉE

 

 

École et collège Germain Nadal de Dano.

Le développement au Burkina-Faso est perceptible à plusieurs signes : les progrès de l’éducation, la pénétration de l’électricité dans les campagnes, une politique volontaire de l’Etat en matière d’accès à l’eau des populations.

À Diébougou et autour, les écoles primaires accueillent depuis vingt ans de plus en plus d’enfants appelés à nourrir le plus possible un enseignement secondaire que nos partenaires burkinabés souhaitent ardemment développer. Pour cela, notre projet principal sera de :

  • Participer à l’extension du nombre des salles de classe pour assurer le développement des collèges ou lycées (Dano, Gueguere, Djikolo, Diebougou, Pharyago, Niego, Dissin, Maria Taw).

Les collégiens ou lycéens dont le nombre va s’accroître rapidement restent cependant confrontés à des problèmes de taille. Quelle stabilité scolaire peut-on espérer d’un établissement sans latrines ? D’un collège sans manuels et sans matériel ? D’un lycée sans cantine ? Ces éléments sont sources de fréquents abandons scolaires.

Notre action va donc aussi se décliner à partir de trois grands axes complémentaires et essentiels :

  • Équiper de latrines les établissements qui en sont encore privés (Dissin, Djikolo, Pharyago, Niego).
  • Augmenter le nombre des tables-bancs pour équiper les salles de classe (le coût moyen d’une table-banc est de 50 euros).
  • Doter certains établissements d’une cantine opérationnelle (Gueguere, Djikolo, Niego, Maria Taw, Dissin)

On le comprend aisément, c’est une action de grande ampleur qui nécessitera un soutien continu et solide.

 

Exemple de réalisation de latrines à Maria Taw (le coût approximatif d’un bloc de trois latrines s’élève à 1500 euros).

 

À Niego, la cantine est encore très rudimentaire. L’huile manque pour assaisonner la graine. À Maria Taw, faute d’un bâtiment adapté,  le maïs est stocké dans le bureau du directeur. Le coût d’un équipement cantine s’élève à environ 2500 euros.

 

Il n’est pas rare qu’une table-banc, prévue pour deux élèves, en accueille trois ou quatre…

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2019 : À BONNE ÉCOLE

Quatrième voyage en un peu moins de dix ans… Du 11 au 18 février, une nouvelle délégation de l’ASPA composée de Frédéric Bernardeau, Catherine Carsuzaa, Anne Thébault et Alain Deloffre s’est rendue au Burkina Faso pour faire le point sur les réalisations et les chantiers, qu’ils soient en cours ou à ouvrir très bientôt. Nos objectifs peuvent ainsi être clarifiés et ajustés à la réalité des situations observées.

Ces voyages sont aussi l’occasion de prendre le pouls d’un pays et d’une région où, avec fidélité, l’association « trace son sillon » depuis plus de vingt ans. Or, qu’avons-nous constaté ?

Une poursuite lente mais somme toute continue des progrès du développement. Dans notre nouvelle rubrique intitulée ACTUALITÉS nous rendons compte de quelques remarquables réalisations.

Une permanence de la volonté de nos partenaires de poursuivre leur politique de développement. L’enseignement catholique, sous la houlette de Jean-Boniface Somda et conformément à la vision progressiste de Monseigneur Der Raphaël, évêque de Diebougou, entre résolument dans une phase d’expansion et de progrès qualitatif avec l’objectif des « 100 % » de réussite aux différents examens (Certificat de fin d’étude primaire, Brevet et plus tard Baccalauréat).

Un climat encore serein du côté de Dano et Diébougou, au Sud-Ouest du pays, mais aussi le sentiment diffus que la menace terroriste peut d’un jour à l’autre s’étendre à la région. La vigilance est de mise.

Et maintenant quelques photos, en préalable au film qui sera bientôt réalisé au sujet du développement des écoles.

COLLECTE DE FOURNITURES SCOLAIRES

Un grand merci aux établissements qui cette année ont généreusement participé à la collecte de fournitures scolaires et autres effets : Institution Saint Joseph-Carnolès, Institut Stanislas de Cannes, Collège La Tramontane de Juan Les Pins et Cours Bastide de Marseille : plus de 200 kilos de cartables, trousses, calculettes, crayons, stylo, classeurs et cahiers ainsi qu’un ordinateur portable, des ballons et équipements sportifs ont été déposés dans les locaux de la Direction diocésaine de Diebougou. Jean-Boniface Somda et son équipe se chargeront de la répartition de ces dons entre les différents établissements du diocèse.

PRIORITÉ SANTÉ

Avec le développement des écoles, l’amélioration des infrastructures sanitaires est une priorité dans la région de Diebougou. Deux exemples remarquables de réussite doivent être mis en exergue :

  • À Ligmwaaré, près de Dano, le centre de santé dirigé par l’abbé Séverin est constitué d’un bloc opératoire, d’une maternité, d’une pharmacie, d’un laboratoire, d’une salle d’imagerie médicale et d’un dispensaire.
  • À Zingan, près de Maria Taw, le CSPS (Centre de Santé et de Promotion Sociale), a été inauguré après plusieurs années de persévérance le 16 février par Camille Marie, Maire de Contrières (Normandie), en présence de Monseigneur Der Raphaël, des représentants de l’administration publique, des représentants de la commune jumelée de Bergbieten, du père Baudouin de Zingan, des chefs de villages et des habitants du secteur.

Visite du centre sanitaire de Ligmwaaré

Inauguration du CSPS de Zingan