2013 : LA PÉPINIÈRE DE TAWPLA

L’ASPA s’est régulièrementt engagée dans des projets de développement rural, plantation d’anacardiers à Wan, création et soutien de la Ferme-école de Tompena, co-financement de la Banque de céréales de Dano et du champ du dispensaire-trottoir de Bobo-Dioulasso et enfin, en 2012 / 2013, création d’une vaste zone maraîchère à Navielgane et du champ scolaire de Djinjerma dont nous poursuivons la mise en place.

Le projet pilote pour 2013 / 2014 s’inscrit dans cette ligne en soutenant la création à Tawpla d’une pépinière de plants arboricoles et d’un parc agro-forestier.

Quel intérêt une telle structure présente-t-elle ? A quels problèmes s’attaque-t-elle ? Comment un tel projet peut-il jouer sur les conditions de vie des populations ?

La région concernée, du sud-ouest du Burkina Faso, compte plus de 700 000 habitants vivant en milieu quasi-exclusivement rural, pour une densité d’environ 35 habitants au km².

Elle peut s’appuyer sur ses atouts.
Carrefour entre les pays côtiers de la Côte d’Ivoire et du Ghana et le nord plus aride du pays, elle bénéficie de conditions agro-climatiques favorables à l’arboriculture fruitière. Malgré l’instabilité climatique marquée par l’irrégularité des pluies et les vents desséchants, elle profite d’une pluviométrie moyenne de 900 à 1200 mm d’eau par an, de terres arboricoles et maraîchères importantes, et d’un tiers des bas-fonds du territoire national.

Mais la région doit aussi dépasser ses contraintes.
La pression démographique y reste forte et les systèmes d’exploitation agricole traditionnels peu performants. En découle une surexploitation des terres, perceptible dans le déboisement de la savane et le peu de place laissée à la jachère. Un mot résume le phénomène en cours, la désertisation. L’appauvrissement des terres et l’appauvrissement des populations vont de pair : la dégradation de l’environnement est facteur de cette insécurité alimentaire que définissait le film Soudure, tourné par l’association.

Le projet que nous soutenons doit contribuer à la lutte contre la pauvreté en milieu rural en agissant sur deux leviers de développement.

– La mise en place d’une pépinière arboricole produira et mettra à la disposition des paysans, des plants fruitiers sélectionnés et greffés, à moindre coût. Pour l’heure, quelques pépinières assurent la production de plants de reboisement d’acacia, d’eucalyptus mais aucune pépinière arboricole ne fournit les espèces locales (néré et karité …) et exotiques (agrumes, manguiers et anacardiers). Ces arbres à la croissance rapide et au rendement élevé seront sources de nourriture et de revenus financiers pour les paysans par le développement des vergers et participeront à la protection des sols.

– La création d’un parc agro-forestier pilote de sept hectares servira d’outil éducatif comme champ-école au service de la population paysanne.

Le projet proposé par l’OCADES-Diébougou, conçu par l’abbé Clément Somé, ingénieur agronome, nous engage à hauteur de 8700 euros, la participation locale s’élevant à 900 euros.

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