2020 !

SEPT COLLÈGES… GARDONS LE CAP EN 2020 !

 

PP BURKINA ASPA BASTIDE

En ce début d’année 2020, le temps est venu d’un premier bilan du projet « Un euro, un collège » dont l’ASPA a assuré la promotion en 2018 / 2019 et s’est porté garant auprès des établissements de l’Enseignement catholique diocésain.

En septembre 2018, lorsque le Père Jean-Boniface Somda, directeur diocésain de Diébougou, lance un appel à la Messe de rentrée pour soutenir la construction de collèges, l’idée germe d’un projet d’envergure qui adosserait à chacune des six écoles catholiques de Diébougou déjà existantes, un établissement secondaire.

Philippe Panarello lance alors l’opération « Un euro, un collège ».

Mgr Marceau y voit l’occasion de marquer matériellement le 50ème anniversaire du jumelage entre les diocèses de Nice et Diébougou.

En février 2019, l’ASPA tire de son voyage d’une semaine au Burkina-Faso, le film 100%  qui contextualise le projet, film toujours disponible sur notre site aspa-burkina.com.

En septembre 2019, à l’occasion de la Messe de rentrée, Philippe Panarello, au nom de tous les établissements, remet en mains propres au Père Jean-Boniface les 27 000 euros collectés.

Aujourd’hui, le chantier sort du sol. Le choix pour l’édification du premier collège s’est porté sur le bourg de Dano. Les photos accompagnant cet article, datées d’octobre et de décembre 2019, donnent un aperçu de la bonne marche des opérations.

À l’ère du zapping et devant la multitude de (bonnes) propositions qui proviennent du voisinage le plus direct comme des endroits les plus reculés de la planète, le diocèse fait le choix de la fidélité à ce projet et renouvelle sa confiance à l’ASPA pour le poursuivre.

Nous gardons notre cap. « Un euro, un collège 2020 » est lancé pour l’année 2020.

100 % UNE AMBITION EN AFRIQUE

Nous avons le plaisir de mettre en ligne notre dernier film 100 % (8 minutes) consacré à la construction de nouveaux collèges dans le diocèse de Diébougou. Il a été réalisé à la suite de notre dernier voyage en février 2019, dans un but d’information et d’encouragement à la réussite de notre projet pilote : DE l’ÉCOLE AU COLLÈGE, DU COLLÈGE AU LYCÉE.

BON FILM !

AD

 

DE L’ÉCOLE AU COLLÈGE, DU COLLÈGE AU LYCÉE

 

 

École et collège Germain Nadal de Dano.

Le développement au Burkina-Faso est perceptible à plusieurs signes : les progrès de l’éducation, la pénétration de l’électricité dans les campagnes, une politique volontaire de l’Etat en matière d’accès à l’eau des populations.

À Diébougou et autour, les écoles primaires accueillent depuis vingt ans de plus en plus d’enfants appelés à nourrir le plus possible un enseignement secondaire que nos partenaires burkinabés souhaitent ardemment développer. Pour cela, notre projet principal sera de :

  • Participer à l’extension du nombre des salles de classe pour assurer le développement des collèges ou lycées (Dano, Gueguere, Djikolo, Diebougou, Pharyago, Niego, Dissin, Maria Taw).

Les collégiens ou lycéens dont le nombre va s’accroître rapidement restent cependant confrontés à des problèmes de taille. Quelle stabilité scolaire peut-on espérer d’un établissement sans latrines ? D’un collège sans manuels et sans matériel ? D’un lycée sans cantine ? Ces éléments sont sources de fréquents abandons scolaires.

Notre action va donc aussi se décliner à partir de trois grands axes complémentaires et essentiels :

  • Équiper de latrines les établissements qui en sont encore privés (Dissin, Djikolo, Pharyago, Niego).
  • Augmenter le nombre des tables-bancs pour équiper les salles de classe (le coût moyen d’une table-banc est de 50 euros).
  • Doter certains établissements d’une cantine opérationnelle (Gueguere, Djikolo, Niego, Maria Taw, Dissin)

On le comprend aisément, c’est une action de grande ampleur qui nécessitera un soutien continu et solide.

 

Exemple de réalisation de latrines à Maria Taw (le coût approximatif d’un bloc de trois latrines s’élève à 1500 euros).

 

À Niego, la cantine est encore très rudimentaire. L’huile manque pour assaisonner la graine. À Maria Taw, faute d’un bâtiment adapté,  le maïs est stocké dans le bureau du directeur. Le coût d’un équipement cantine s’élève à environ 2500 euros.

 

Il n’est pas rare qu’une table-banc, prévue pour deux élèves, en accueille trois ou quatre…

2019 : À BONNE ÉCOLE

Quatrième voyage en un peu moins de dix ans… Du 11 au 18 février, une nouvelle délégation de l’ASPA composée de Frédéric Bernardeau, Catherine Carsuzaa, Anne Thébault et Alain Deloffre s’est rendue au Burkina Faso pour faire le point sur les réalisations et les chantiers, qu’ils soient en cours ou à ouvrir très bientôt. Nos objectifs peuvent ainsi être clarifiés et ajustés à la réalité des situations observées.

Ces voyages sont aussi l’occasion de prendre le pouls d’un pays et d’une région où, avec fidélité, l’association « trace son sillon » depuis plus de vingt ans. Or, qu’avons-nous constaté ?

Une poursuite lente mais somme toute continue des progrès du développement. Dans notre nouvelle rubrique intitulée ACTUALITÉS nous rendons compte de quelques remarquables réalisations.

Une permanence de la volonté de nos partenaires de poursuivre leur politique de développement. L’enseignement catholique, sous la houlette de Jean-Boniface Somda et conformément à la vision progressiste de Monseigneur Der Raphaël, évêque de Diebougou, entre résolument dans une phase d’expansion et de progrès qualitatif avec l’objectif des « 100 % » de réussite aux différents examens (Certificat de fin d’étude primaire, Brevet et plus tard Baccalauréat).

Un climat encore serein du côté de Dano et Diébougou, au Sud-Ouest du pays, mais aussi le sentiment diffus que la menace terroriste peut d’un jour à l’autre s’étendre à la région. La vigilance est de mise.

Et maintenant quelques photos, en préalable au film qui sera bientôt réalisé au sujet du développement des écoles.