Souvenir du beau voyage de 2007…
VIDÉOS
2011 : DES LATRINES POUR LES ÉCOLES !
Le développement tient parfois à de petites choses…
Un élève, qui, dans nos établissements, ressent le besoin impérieux d’un petit pipi peut à l’abri des regards et dans des conditions d’hygiène totale s’en libérer immédiatement !
A Diébougou, l’absence de toilettes dans les écoles primaires suppose l’impossibilité de satisfaire une envie pressante ! surtout… pour les filles, qu’elles soient élèves ou enseignantes !
Pour remédier à cette difficulté, les parents des élèves de dix écoles de Diébougou, neuf écoles publiques et la seule école catholique, se mobilisent au sein du groupement « Ville propre » pour l’installation et l’entretien de sanitaires pour les enfants et leurs enseignants. Les deux signes visibles de leur mobilisation sont d’une part, un apport financier de 211 320 F CFA (315 euros) et d’autre part, comme souvent en Afrique, la collecte au gré de leurs déplacements, de pierres et de gravier servant de matériaux de construction. Déposés dans les cours d’école, ils permettront de bâtir des « latrines » maçonnées rudimentaires mais suffisantes.
L’ASPA s’engage dans ce projet à hauteur de ce qui manque, à savoir 4 015 080 F CFA (environ 6000 euros).
Quels sont les enjeux ?
Le projet est à la frontière de l’éducatif, du sanitaire et de l’environnemental.
– Le premier enjeu est éducatif. Derrière l’initiative locale d’équipement sanitaire des écoles se révèle une volonté nationale de promouvoir l’éducation à l’hygiène, des enfants et de leurs parents. La question est considérée comme un défi de société. Le Burkina-Faso dont 80% de la population ne possèdent pas de toilettes, poursuit ainsi l’objectif d’améliorer les conditions de vie et d’habitat des populations.
Sur le même terrain éducatif, le projet vise aussi à l’amélioration de la situation des femmes. Indéniablement l’absence de sanitaires a une incidence sur la fréquentation de l’école par les filles.
– Le deuxième enjeu, crucial, est bien entendu sanitaire. Un tel projet s’attaque à une cause évidente de propagation des maladies infectieuses, en particulier le choléra. Une forte recrudescence de la maladie est signalée cet automne dans plusieurs états d’Afrique de l’Ouest, parmi lesquels le Ghana, frontalier du Burkina- Faso.
– Le dernier enjeu, environnemental, vise à infléchir les comportements en matière d’assainissement et à améliorer la gestion des eaux usées.
Tout cela peut prêter à sourire mais l’enjeu est bien de développement et même de développement durable par ses effets sociaux et environnementaux.
En soutenant ce projet, l’ASPA reste dans la ligne de celui qu’elle a mis en oeuvre en 2003 et réactivé l’an dernier de « parrainage scolaire des filles ». Le coût annuel d’un parrainage est de 30 euros par enfant. Le formulaire d’engagement est toujours téléchargeable sur notre site.
MATIN DE TOMPÉNA
Pendant plusieurs années, l’ASPA a soutenu la création et le développement de la ferme-école de Tompéna, en pays Lobi, dans le secteur de Loropéni. Dans le domaine agricole, l’inertie des habitudes est une cause de disette. L’usage de la daba comme l’utilisation extensive des terres sont des archaïsmes que la formation peut permettre de dépasser. Il ne s’agit pas d’introduire le modèle occidental inadapté mais bien de former aux techniques d’une agriculture moderne, rentable et durable : la culture attelée et le semis en sillon; le recours à l’irrigation; le croisement des espèces animales; la production fruitière et maraîchère.
On trouvera ici le début du documentaire réalisé lors de notre voyage de 2010. Son but, au moment du tournage, était de rendre compte d’une entreprise exemplaire de formation, pour le développement d’une agriculture durable dans une région exposée aux risques de l’appauvrissement des sols et de l’immigration des populations locales.
LATRINES
En treize minutes, le point sur la question des latrines du côté des écoles de brousse à Diébougou (Burkina Faso). Ce court-métrage met au premier plan les acteurs du projet, essaie de cerner le problème et d’envisager les solutions.
Argument :
Au Burkina Faso, les écoles de brousse ne sont pas équipées en toilettes. C’est un facteur de déscolarisation des jeunes filles notamment, et un risque sanitaire majeur que les populations, avec les moyens du bord, cherchent à endiguer. Dans la région de Diébougou, une initiative est prise par quelques volontaires pour équiper dix écoles. L’ASPA soutient ce projet en récoltant des dons qui permettront d’aider à la construction des latrines.
SOUDURE
De janvier à mai en Afrique Subsaharienne, la « soudure » est la période précédant les premières récoltes pendant laquelle le grain amassé un an plus tôt peut venir à manquer. C’est alors le temps d’une insécurité alimentaire croissante pour les plus vulnérables. Recueillis en mars 2012 au Burkina Faso, les témoignages réunis ici évoquent les difficultés d’une année où, par manque de pluie, la soudure s’annonce difficile. Une réalité cruelle qui s’avère pourtant fort éloignée des représentations dominantes et médiatiques de la faim.
Le documentaire est donné dans sa version intégrale.