PARRAINAGES 2021

Chers amis,

Comme vous le savez, le Burkina-Faso traverse en ce moment une crise sans précédent. Sa population est fragilisée par le coronavirus, par l’exode devant les attaques terroristes et par les mauvaises récoltes. 

Sur le terrain scolaire, les enseignants ne sont plus régulièrement payés par un Etat lui aussi fragilisé et le nombre d’enfants à aider est de plus en plus nombreux… 

Cette situation affecte les parrainages car les écoles sont en situation d’urgence. La lettre (jointe) du Père Jean-Boniface SOMDA explique bien que les familles s’appauvrissent et ont de plus en plus de mal à payer la scolarité. 

 

Le besoin d’aide dépasse largement celui des élèves parrainés alors qu’il est indispensable de continuer à accueillir TOUS LES ENFANTS.
Ainsi, il faudrait aider davantage de familles, et pas seulement celles des enfants parrainés, c’est-à-dire répartir plus justement l’aide apportée.

Les écoles ayant, plus que jamais, besoin de soutien, l’ASPA vous propose une nouvelle formule:

1- Les enfants parrainés continuent à être scolarisés, mais le parrainage ne sera plus nominatif.

2- L’argent des parrainages est versé à un fonds commun de solidarité, géré par le Directeur Diocésain de l’Enseignement Catholique de Diébougou qui s’engage à donner des nouvelles des écoles au moins deux fois par an et à nous envoyer des photos des écoles.

3- Ce fonds est destiné à aider toute famille dans le besoin et à maintenir le fonctionnement des six écoles que nous accompagnons.

La priorité n’est-elle pas de maintenir autour de Diébougou les écoles ouvertes pour assurer l’enseignement, l’accueil et la sécurité des élèves, voire la distribution de l’unique repas quotidien des enfants ?

Nous voulions vous informer de manière transparente de cette modification et essayer de vous convaincre de renouveler votre parrainage dans ces conditions nouvelles. Le montant reste inchangé (35€à payer par chèque à l’ordre de l’ASPA et à envoyer à l’adresse figurant sur le formulaire ci-joint).

 

Le lien personnel si fort avec l’enfant deviendra un lien plus large avec l’école au bénéfice d’un plus grand nombre. 

Nous vous remercions de votre compréhension, de votre confiance et de votre fidélité.

Bien solidairement,

Elisabeth Janin et le bureau de l’ASPA

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DÉCEMBRE 2020

L’assemblée générale de l’association s’est tenue à l’Institut Stanislas de Cannes le samedi 5 décembre. Occasion pour l’équipe, après la prise de connaissance des nouvelles venues du Burkina Faso et l’adoption du bilan moral, de tracer les nouvelles perspectives : reconduction du projet relatif à la construction de collèges, poursuite des efforts de soutien aux écoles (équipements, latrines, etc.), nouvelles ambitions pour les parrainages. Plus de détails à venir.

100 % UNE AMBITION EN AFRIQUE

Nous avons le plaisir de mettre en ligne notre dernier film 100 % (8 minutes) consacré à la construction de nouveaux collèges dans le diocèse de Diébougou. Il a été réalisé à la suite de notre dernier voyage en février 2019, dans un but d’information et d’encouragement à la réussite de notre projet pilote : DE l’ÉCOLE AU COLLÈGE, DU COLLÈGE AU LYCÉE.

BON FILM !

AD

 

DE L’ÉCOLE AU COLLÈGE, DU COLLÈGE AU LYCÉE

École et collège Germain Nadal de Dano.

Le développement au Burkina-Faso est perceptible à plusieurs signes : les progrès de l’éducation, la pénétration de l’électricité dans les campagnes, une politique volontaire de l’Etat en matière d’accès à l’eau des populations.

À Diébougou et autour, les écoles primaires accueillent depuis vingt ans de plus en plus d’enfants appelés à nourrir le plus possible un enseignement secondaire que nos partenaires burkinabés souhaitent ardemment développer, comme à Dano par exemple, en construisant de nouveaux bâtiments.

Les collégiens ou lycéens dont le nombre va s’accroître rapidement restent cependant confrontés à des problèmes de taille. Quelle stabilité scolaire peut-on espérer d’un établissement sans latrines ? D’un collège sans manuels et sans matériel ? D’un lycée sans cantine ? Ces éléments sont sources de fréquents abandons scolaires.

Outre notre participation à la construction des nouveaux bâtiments, notre action se décline donc aussi  à partir de trois grands axes complémentaires et essentiels :

  • Équiper de latrines les établissements qui en sont encore privés (Dissin, Djikolo, Pharyago, Niego).
  • Augmenter le nombre des tables-bancs pour équiper les salles de classe (le coût moyen d’une table-banc est de 50 euros).
  • Doter certains établissements d’une cantine opérationnelle (Gueguere, Djikolo, Niego, Maria Taw, Dissin)

On le comprend aisément, c’est une action de grande ampleur qui nécessitera un soutien continu et solide.

Exemple de réalisation de latrines à Maria Taw (le coût approximatif d’un bloc de trois latrines s’élève à 1500 euros).

À Niego, la cantine est encore très rudimentaire. L’huile manque pour assaisonner la graine. À Maria Taw, faute d’un bâtiment adapté,  le maïs est stocké dans le bureau du directeur. Le coût d’un équipement cantine s’élève à environ 2500 euros.

Il n’est pas rare qu’une table-banc, prévue pour deux élèves, en accueille trois ou quatre…