ÉDITO : ENTRE LES MAILLES DU FILET

L’espérance, ce n’est pas espérer que cela ira mieux demain mais continuer à agir dans le monde tel qu’il est, en avoir le désir et le courage.

Il n’est donc ni illusoire, ni insensé mais utile et réjouissant de présenter des vœux associatifs à tous ceux et toutes celles qui animent nos actions, sensibles, malgré la distance, au destin de leurs amis ouest-africains, convaincu(e)s, forts de leur expérience, de leur mission éducative auprès de nos jeunes élèves.

Certes les relations se tendent entre nos deux pays, la France et le Burkina-Faso. L’actualité est généreuse en informations dramatiques ou menaçantes, en tensions fortes… de part et d’autre !

Tout est question d’échelle. Notre travail microscopique passe entre les mailles du filet : nous continuons à communiquer, à rencontrer nos partenaires et à agir, pleins de bonne volonté, d’humilité et de confiance, prévenus contre un optimisme béat et une candeur imbécile, persuadés qu’il faut poursuivre.

Notre engagement aux parrainages d’enfants démunis reste évidemment en place. Un rapport de Dominique Meda précise les contours du dispositif et les besoins qui demeurent (voir notre article).

Les jardins financés dans chacune des six écoles primaires du diocèse de Diébougou voient sortir de terre leurs premières plantations à Libiélé, Maria-Taw et Pharyago, grâce à la persévérance et l’efficacité de notre ami le Père Dominique Meda, directeur diocésain. Ils vont constituer un apport à la fois alimentaire et… éducatif pour les élèves.

Le financement de la cantine de l’école de Kari, lui, permet de stabiliser ses effectifs autour de 430 élèves. Notre autre grand ami, Amadou Bakouan, son ancien directeur, entretient le lien entre nous. Ce sont là des progrès concrets, les fruits visibles de notre collaboration au développement de ce petit coin du monde.

Bonne année 2026 !

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